La traduction n’est pas qu’une traduction. Quelques propos sur la traduction d’une écriture fragmentaire bilingue: Cuvântul nisiparniţă (Le Mot sablier) de Dumitru Tsepeneag

Open access

Abstract

Translation is not mere translation. A few remarks on the translation of a fragmentary bilingual text: Cuvântul nisiparniță (Le Mot sablier/The Hourglass Word) by Dumitru Tsepeneag

The present paper will focus on the translation of a fragmentary bilingual writing. Interested both in his own monolingualism and in the monolingualism of the other (see Derrida 1996, and here mainly the monolingualism of the French reader who should constitute a kind of pseudo-source-audience3), Dumitru Tsepeneag turns his own bilingualism into a topic in his book Cuvîntul nisiparniță (published first in translation as Le Mot sablier in 1984). “This (im)possible appropriation becomes the generating reason of the creation and in the creation, then in the self-translation”; a “writing experience” where the writer cultivates his bilingualism and his biculturalism, and sheds light on the process of translation from a perspective that is at least double: that of the translated42 and self-translated writer, but also that of the translator-writer” (Lungu-Badea 2008, 20). What translation strategy would be appropriate for a book that begins in Romanian and ends in French? We could claim that its destiny is to show how one language replaces another and, consequently, renders translation useless for bilingual users. If this is but an argument for the counter-translation, the French translation, published by the P.O.L. publishing house, does not challenge it. It could respect neither “the psychological intention of the author” (Ladmiral 2006, 140), nor the “semantic intention of the text” (Ladmiral and Lipiansky 1995, 53).

BARNA, Nicolae. « Aller et venir à travers plusieurs goulots de sablier. Identité multiple, identité alternée, identité intégratrice ». In : G. Lungu-Badea, M. Gyurcsik (éds.). Dumitru Tsepeneag. Les Métamorphoses d’un créateur : écrivain, théoricien, traducteur. Timişoara, Editura Universităţii de Vest, 2006 : 9-23.

BARTHES, Roland. Le bruissement de la langue - Essais critiques IV, Paris, Seuil, septembre 1984.

BUCIU, Marin Victor. Ţepeneag. Ïntre onirism, textualism, postmodernism [Tsepeneag. Entre onirisme, textualisme, postmodernisme], Craiova, Aius, 1998.

DERRIDA, Jacques. « Des Tours de Babel ». In : Joseph Graham (ed.). Difference and Translation, Cornwell Press, 1985 : 165-248.

DERRIDA, Jacques. Le Monolinguisme de l'autre, ou La prothèse d'origine. Ed. Galilée, 1996.

DERRIDA, Jacques. Qu’est-ce qu’une traduction « relevante » ? Paris : Editions de L’Herne. Extrait du Cahier de L’Herne Derrida, n° 83, 2005.

DIMISIANU, Gabriel. « L’Onirisme subversif », Seine et Danube. Dossier Le groupe onirique, Paris, Editions Paris-Méditerranée, 2005 : 21-28.

GENETTE, Gérard. Discours du récit. Paris : Seuil, 1972

GENETTE, Gérard. Palimpsestes : la littérature au second degré, Paris : Seuil, 1982.

HERMANS, Theo. « The Translator's Voice in Translated Narrative », Target, 8:1, 1996: p. 23–48.

LADMIRAL, Jean-René. « Traduire la forme ? traduire les formes ?... », dans Nadia D‘Amelio (dir.), La forme comme paradigme du traduire. Actes du colloque des 29-31 octobre 2008 de l’Université de Mons-Hainaut, Mons, Éditions du CIPA; 2009.

LADMIRAL, Jean-René. «Esquisses conceptuelles, encore … ». In : Christine Raguet (éd.). Palimpseste. Traduire ou « vouloir garder un peu de la poussière d’or ». Hommages à Paul Bensimon. Paris : Presses Sorbonne Nouvelle, hors série (2006) : 131-144.

LADMIRAL, J.-R. et E. M. LIPIANSKY. La communication interculturelle. Paris : Armand Colin (Bibliothèque européenne des sciences de l’éducation), 1995

LARRIVÉE, Isabelle. La Littérarité comme traduction : Abdelkébir Khatibi et le palimpseste des langues. Doctorat Nouveau Régime sous la direction de Charles Bonn, Université Paris XIII (Paris Nord), U.F.R. des Lettres, des Sciences de l’Homme et des sociétés, 1994.

LUNGU-BADEA, Georgiana, « Les voix fédérées ou confédérées de l’auteur et du traducteur », RIELMA, 2011 : 71-84.

LUNGU-BADEA, Georgiana. D. Tsepeneag et le régime des mots. Écrire et traduire « en dehors de chez soi ». Timisoara : Editura Universitatii de Vest, 2009.

LUNGU-BADEA, Georgiana. « Sur le bilinguisme du soi. Fictionnalisation des actes d’écrire et de traduire ». Dialogues francophones, 14/2008 : 19-26.

LUNGU-BADEA, Georgiana. « An (In)Visible Bridge: From Mental To Interlingual Translation. Reflections On Translating The Experimental Writings Of Dumitru Tsepeneag ». In: Sanda Badescu (ed.). From One Shore to Another. Reflections on the Symbolism of the Bridges. Cambridge Scholars Publishing, Cambridge, 2007 : 72-86.

LUNGU-BADEA, Georgiana. « Un minimaliste acharné: Dumitru Tsepeneag ». Dialogues francophones, n°12/2006 : 199-209, traduit du roumain (« Un minimalist înrăit : Dumitru Ţepeneag », Orizont, nr. 10 (1465), Serie nouă, XVI, 20 oct. 2004 : 4-5) par Andreea Gheorghiu. Timişoara : Editura Universităţii de Vest.

MARAGNES, Daniel. « L’exil de la langue ». Derades archives n°2, 2e semestre, 1998. URI: membres.lycos.fr/derades/exilsdelalangue.html. Dernière consultation : le 12 avril 2008.

OUSTINOFF, Michaël. Bilinguisme d’écriture et autotraduction : Julien Green, Samuel Beckett, Vladimir Nabokov. Paris : L’Harmattan, 2001.

SAINT-GELAIS, Richard. « La métalepse du traducteur : Tsepeneag, Paruit, Le Mot sablier ». In : Dialogues francophones. Timişoara, Editura Universităţii de Vest, n° 14 (2008) : 7-18.

SAINT-GELAIS, Richard. Les Fictions transfuges. La fictionnalité et ses enjeux. Paris, Editions du Seuil, 2011.

ŢEPENEAG, Dumitru, SIMUŢ, Ion. Clepsidra răsturnată. Dialog cu Ion Simuţ, [Le Sablier renversé. Entretiens avec Ion Simuţ], Editura Paralela 45, Piteşti, 2003.

Dumitru TSEPENEAG,

Mot sablier, traduction d’Alain Paruit. Paris : P.O.L. Editeur, 1984. Cuvântul nisiparniță, 2e édition soignée et postfacée par de Georgiana Lungu-Badea. Timişoara: Editura Universităţii de Vest, 2005 [1994].

La palabra ampolleta, traduit du roumain par Iulia Kovacs. Université de l’Ouest de Timisoara. Projet de traduction- master 2;dirigé par G. Lungu-Badea et déroulé dans le cadre des recherches menées par le Centre d’études ISTTRAROM-Translationes. 2013.

Arpièges. Traduit du roumain par Alain Paruit. Paris: Gallimard, 1973.

Les Noces nécessaires. Paris: Flammarion, 1977.

Nunţile necesare. Bucureşti: Editura Fundaţiei Cuturale Române, 1992; Bucureşti: Editura ALLFA, 1998.

Roman de gare. Paris: P. O. L. éditeur, 1985.

Translationes

The Journal of West University of Timisoara

Journal Information

Metrics

All Time Past Year Past 30 Days
Abstract Views 0 0 0
Full Text Views 158 158 2
PDF Downloads 90 90 6